L'association
Apprendre, c'est d'abord relier une action à son résultat. Pour étudier cet apprentissage par association, Edward Thorndike (1898) enfermait des chats dans des « boîtes à problèmes » et mesurait le temps qu'ils mettaient à en sortir. Au fil des essais, les chats ouvraient la boîte de plus en plus vite : les gestes inutiles disparaissaient, le geste efficace se renforçait. C'est la loi de l'effet : un comportement suivi d'une conséquence satisfaisante a plus de chances de se reproduire.
Le conditionnement
Le behaviorisme distingue deux grands types de conditionnement.
Le conditionnement classique (Pavlov). Un stimulus neutre, associé de façon répétée à un stimulus qui déclenche un réflexe, finit par déclencher ce réflexe à lui seul. Le chien de Pavlov salive d'abord devant la nourriture, puis au simple son qui annonce la nourriture. La réponse est involontaire (salivation, peur, réaction émotionnelle).
Le conditionnement opérant (Skinner). Il porte sur des comportements volontaires. C'est la conséquence qui suit le comportement qui le rend plus fréquent (renforcement) ou moins fréquent (punition). Un apprenant dont la participation est valorisée participe davantage.
Le Comportement
Le manifeste de Watson de 1913 est aujourd'hui considéré comme la pierre angulaire du behaviorisme. Il critique l'introspection comme méthode d'étude des processus mentaux et préconise plutôt l'étude du comportement. Selon Watson, la psychologie devrait s'intéresser à l'étude du comportement humain, et non aux processus mentaux. Il explique comment la psychologie devrait se concentrer sur l'étude du comportement plutôt que sur les pensées, les objectifs, les sentiments, les états de conscience et autres processus mentaux.
L'imitation
L'apprentissage par observation n'appartient pas au behaviorisme strict ; il en marque plutôt la sortie. Avec l'expérience de la poupée Bobo (1961), Albert Bandura montre que des enfants reproduisent un comportement agressif simplement après l'avoir observé, sans avoir été eux-mêmes renforcés. Sa théorie de l'apprentissage social (1977) réintroduit les processus internes (attention, mémorisation, motivation) que le behaviorisme laissait de côté. Bandura proposera plus tard le déterminisme réciproque (1978-1986) : la personne, son comportement et son environnement s'influencent mutuellement.
Voir aussi : L'apprentissage par imitation.
Le renforcement
Un renforcement est toute conséquence qui augmente la probabilité qu'un comportement se reproduise. Une punition est une conséquence qui la diminue.
- Renforcement positif : on ajoute quelque chose d'agréable (le pigeon de Skinner reçoit une graine quand il picore le bon disque ; l'apprenant reçoit un encouragement précis).
- Renforcement négatif : on retire quelque chose de désagréable (le bruit s'arrête quand le rat appuie sur le levier). Le comportement augmente aussi : ce n'est pas une punition.
- Punition : on ajoute une conséquence désagréable ou on retire un avantage ; le comportement diminue.
Skinner appelle contingences de renforcement les liens entre une situation, un comportement et ses conséquences : « une combinaison de circonstances, de comportement et de conséquences qui produit ce comportement ». En classe, félicitations, réprimandes, indifférence ou encouragements fonctionnent comme de telles contingences.