La mémoire déclarative (explicite)
Cette mémoire concerne les informations que nous pouvons consciemment rappeler et exprimer verbalement. Elle se divise en deux sous-types :
Mémoire épisodique: Elle correspond à nos souvenirs personnels, liés à des événements spécifiques, datés et localisés dans le temps et l'espace. C'est la mémoire des "épisodes" de notre vie. Par exemple, se souvenir de son premier jour d'école, d'un voyage ou d'une conversation particulière.
Mémoire sémantique: Elle concerne les connaissances générales sur le monde, les faits, les concepts, le vocabulaire, les règles... C'est la mémoire des "savoirs". Par exemple, savoir que Paris est la capitale de la France ou que l'eau bout à 100°C.
La mémoire non-déclarative (implicite)
Cette mémoire concerne les informations que nous savons faire mais que nous ne pouvons pas forcément expliquer verbalement. Elle se manifeste de manière automatique et inconsciente.
Mémoire procédurale: Elle correspond aux savoir-faire acquis par la répétition et la pratique, comme conduire une voiture, jouer d'un instrument de musique ou faire du vélo.
Mémoire perceptive: Elle concerne la reconnaissance de stimuli sensoriels, comme les visages, les voix ou les odeurs. Elle est impliquée dans l'apprentissage perceptif et l'adaptation à notre environnement.
Conditionnement classique: C'est un type d'apprentissage associatif qui lie un stimulus neutre à un stimulus ayant déjà une signification. Par exemple, le chien de Pavlov qui associe le son d'une cloche à l'arrivée de la nourriture.
Amorçage: C'est l'activation inconsciente d'une information en mémoire qui facilite le traitement d'une information ultérieure liée.
Intelligences multiples de Gardner. Pourquoi ?
En effet, en reconnaissant que chaque individu possède un profil d'intelligences unique, les enseignants peuvent :
Diversifier leurs approches pédagogiques: Au lieu de proposer une seule méthode d'enseignement, ils peuvent varier les activités pour solliciter différentes intelligences (logique-mathématique, linguistique, spatiale, corporelle-kinésique, musicale, interpersonnelle, intrapersonnelle et naturaliste).
Favoriser l'engagement de tous les élèves: En proposant des activités qui correspondent aux forces de chacun, les enseignants augmentent la motivation et la participation de tous les élèves.
Permettre à chaque élève de réussir: En tenant compte de leurs différences, les enseignants offrent à chaque élève la possibilité de démontrer ses compétences et de progresser à son rythme.
Activités adaptées aux différentes intelligences
• Intelligence logique-mathématique: Résolution de problèmes, jeux de stratégie, expériences scientifiques.
Intelligence linguistique: Écriture créative, débats, présentations orales.
Intelligence spatiale: Création de maquettes, cartes mentales, jeux de géométrie.
Intelligence corporelle-kinésique: Activités physiques, jeux de rôle, manipulation d'objets.
Intelligence musicale: Création musicale, écoute critique, jeux rythmiques.
Intelligence interpersonnelle: Travail en groupe, jeux de coopération, médiation.
Intelligence intrapersonnelle: Réflexion personnelle, journal intime, méditation.
Intelligence naturaliste: Observation de la nature, classification, expériences en lien avec l'environnement.
Comment mettre en pratique la théorie des intelligences multiples en classe ?
Évaluer les intelligences de ses élèves: Observer leurs comportements, leurs intérêts, leurs difficultés.
Proposer un large éventail d'activités: Varier les tâches et les supports pour toucher tous les types d'intelligences.
Permettre aux élèves de choisir des activités: Leur donner un certain degré d'autonomie dans le choix des tâches.
Utiliser des outils pédagogiques variés: Jeux, vidéos, logiciels, expériences...
Collaborer avec les autres enseignants: Échanger des idées et des ressources pour enrichir les pratiques.
En conclusion, en tenant compte de la diversité des intelligences de ses élèves, l'enseignant peut créer un environnement d'apprentissage plus stimulant, plus inclusif et plus efficace.
Recherche
La théorie de la mémoire est un domaine de recherche vaste et complexe, qui a fait l'objet de nombreuses études au cours des siècles. Elle cherche à comprendre comment nous codons, stockons et récupérons les informations.
Les grandes théories de la mémoire
Il existe plusieurs théories pour expliquer les mécanismes de la mémoire. Parmi les plus connues, on retrouve :
Le modèle modal d'Atkinson et Shiffrin : Ce modèle propose une division de la mémoire en trois systèmes : le registre sensoriel, la mémoire à court terme (mémoire de travail) et la mémoire à long terme.
Les théories des niveaux de traitement : Selon ces théories, la profondeur de traitement de l'information influence la force de l'encodage et donc la probabilité de rappel.
Les théories des réseaux sémantiques : Ces théories considèrent la mémoire comme un réseau complexe de concepts interconnectés. La récupération d'une information se fait par l'activation de ce réseau.
Les implications pédagogiques
Comprendre les mécanismes de la mémoire est essentiel pour concevoir des stratégies d'enseignement efficaces. Voici quelques implications pédagogiques :
Favoriser les apprentissages actifs: Les activités qui sollicitent plusieurs sens et qui encouragent l'engagement actif des apprenants favorisent une meilleure mémorisation.
Créer des liens entre les nouvelles connaissances et les connaissances préexistantes: Cela permet de renforcer l'ancrage des nouvelles informations en mémoire.
Utiliser des stratégies mnémotechniques: Les techniques comme les acronymes, les rimes ou les images mentales peuvent aider à mémoriser des informations complexes.
Créer un environnement d'apprentissage stimulant et collaboratif: Les interactions sociales favorisent la construction de souvenirs partagés.
Hermann Ebbinghaus: Ce psychologue allemand est considéré comme l'un des premiers à avoir étudié scientifiquement la mémoire. Il a mis au point des méthodes expérimentales pour étudier les processus de mémorisation et d'oubli.